L'HEURE DU DIABLE

Patrick Bauwen

édité par Albin Michel

Chronique écrite le
06 - 09 - 2020

Un sevrage qui s’annonce difficile

Et voilà que sonne le glas. Ça y est, c’est la fin de cette trilogie que j’ai littéralement dévorée, ayant enchainé les trois opus les uns après les autres. Et quelle trilogie !

J’ai retrouvé un Kovak d’une noirceur à faire pâlir, bien loin du gentil médecin du tout début, une personnalité qui a gagné en profondeur au fil des romans, et qui explose dans toute sa noirceur dans ce dernier volet. Mais on s’y attache, encore et toujours, parce qu’il sombre mais assume, qu’il est là et ne lâche rien, et qu’il tente tant bien que mal de s’affranchir de ses démons. Moi, je l’adore ce Kovak.

Et puis il y a les autres, la brigade Evangile, ces enquêteurs spécialistes des crimes du métro et des réseaux ferrés, que l’on prend toujours plaisir à suivre dans leurs traques infernales.

Des trois, l’heure du diable est mon préféré, j’ai trouvé le rythme encore plus soutenu, captivée non-stop par cette atmosphère de rollercoaster émotionnel, d’autant plus que je connais très bien les lieux dans lesquels une partie de l’action se déroule, ce qui, on ne se le cache pas, apporte un plus à la lecture.

Vous l’aurez compris, toutes les émotions y passent, la redescente est difficile et le sevrage le sera encore plus, à moins que Kovak ne revienne un jour dans une nouvelle série ? Quoiqu’il en soit, le talent de l’auteur propulse ses écrits dans les thrillers à ne manquer sous aucun prétexte, alors j’espère sincèrement que Kovac reviendra hanter mes nuits, un de ces jours…

Dernière information au passage, je doutais mais finalement je me rends compte que vous pouvez parfaitement lire ces ouvrages indépendamment. Bien entendu, si vous voulez suivre l’évolution des personnages, il est mieux de les lire dans l’ordre.